Author Archives: Buddy Records

These things matter (3)

“I am proud of being part of this community”, voilà ce que m’a affirmé Stevie Pohlman, le leader des Mope Grooves, lors d’une visite à Portland en juillet 2019 et cela reflète bien l’ambiance que j’ai découverte dans cette ville du Nord-Ouest des États-Unis.

Aussi, un petit retour en arrière s’impose pour comprendre la genèse de ce projet musical que Buddy Records vous propose de rencontrer le mercredi 25 septembre à l’Espace B.

En 2017, j’ai découvert un garçon qui paraissait heureux de chanter des mélodies Pop même si peu de gens l’écoutait finalement. Entre un hommage aux Television Personnalities et aux Guided By Voices, il était assez facile d’apprécier les comptines écrites par Stevie. Cette impression d’écouter un ami chanter dans votre chambre était assez troublante, d’ailleurs ; elle vous donnait l’envie furieuse d’acheter une guitare pour faire de même.

un disquaire de Portland

Finalement, c’était surtout l’occasion de replonger dans une période des années 90 où les home recordings étaient à l’honneur, ceux de Lou Barlow sont un modèle du genre, et je suppose que si les Mope Grooves étaient apparus à cette époque, beaucoup d’adolescent.e.s en seraient tombées amoureux.

Aujourd’hui, après quelques tournées confidentielles aux Etats-Unis, et des albums sortis dans une relative discrétion, une évolution est notable : finie la bedroom pop, voilà la weird pop. Certain.e.s parleraient de maturité pourtant il y a un besoin de conserver ce cocon quasi familial en invitant tout le groupe à participer à l’enregistrement de “Desire”.

le Mt. Hood que l’on voit partout en Oregon

La 6e chanson du disque, “Bicycle Dancers” soutient cette idée puisque l’on retrouve un aspect Pop DIY mêlé à une voix féminine qui me fait penser à celle de Verity Susman des Electrelane. Comme souvent, j’apprécie beaucoup retrouver un univers familier parmi un ensemble plus fragmenté, cela me donne envie de réécouter plusieurs fois cette collection avant de la classer parmi ma bibliothèque mentale musicale.

Rendez-vous le mercredi 25 Septembre pour que vous découvriez cette bande de freaks dans notre petite salle préférée au bord du canal Saint Martin ! 

Et sinon, voilà d’autres événements qu’on organise et/ou qu’on vous recommande: 

lundi 30 septembre à l’Espace B : Drag Me // Euromilliard & Exek !                

samedi 5 octobre à l’Espace B : les Special Friend jouent après la Convention des labels indépendants en première partie de Lispector (soirée organisée par Section 26)

le vendredi 18 octobre à l’Espace B : Total Victory // Leroy Se Meurt // Entracte Twist 

These things matter (2)

En 2006, Gossip sort un tas de singles que l’on écoute sur nos radios préférées et tout le monde est surpris par les revendications de Beth Ditto, sa chanteuse. Pourtant, ce qui m’intrigue le plus dans les interviews qu’elle donne, c’est la façon dont elle évoque un coin des Etats-Unis qui m’est totalement inconnu : Olympia. Et les noms qui gravitent autour, de Kill Rock Star à K records en passant par Elliott Smith.

Les labels

Quand j’ai commencé à acheter des CDs, je regardais souvent les notes des artistes pour découvrir de nouveaux groupes et de fil en aiguille, je me retrouvais donc avec des listes interminables. Du coup, je m’étais décidé à adopter une nouvelle technique pour connaître d’autres horizons : les catalogues de label. Nous voilà donc en 2009, quand la plupart de mes amis, moi y compris, découvrent le milieu de l’indie pop avec Captured Tracks ou Slumberland Records. Avoir une vingtaine d’années à ce moment-là était une vraie chance car on avait l’envie de renouveler notre univers musical et d’en choisir un en dehors des sentiers battus.

Comment oublier Wild Nothing et les Pains Of Being Pure At Heart qui étaient les nouveaux noms que l’on lisait sur les blogs et magazines musicaux. A chaque sortie d’un label, on tombait sous le charme d’un nouveau son de guitare qui rendait certains nostalgiques d’une époque que nous n’avions pas connus, les années 80. D’ailleurs, le parallèle était fait entre les deux périodes puisque les nouveaux groupes rendaient souvent hommage, en interview, à des musiciens méconnus. Entre les Field Mice et les Pastels, nous n’avions pas assez d’un carnet pour tout noter, c’était un autre univers qui s’ouvrait à nous.

le magasin Captured Tracks à Brooklyn

A cet instant, nous n’étions plus seul(e)s face à nos disques mais entouré(e)s d’autres personnes qui s’intéressaient à cette musique de niche : elle était là notre révolution numérique, bien aidé(e)s par des vétérans comme tout mouvement alternatif qui se respecte.

visitez le bandcamp du label !

Actuellement, je vis la même situation qu’au début des années 2000 car de plus en plus de groupes sortent des albums, des Eps sous un tas de formats différents et il devient difficile de ne pas se décourager. Aussi, je continue à faire confiance à des labels, notamment grâce à un site encore peu reconnu à mon goût et qui pourtant est indispensable pour conserver l’envie de découvrir des nouveautés : bandcamp (BC). Cherchez bien, tous vos artistes préféré(e)s ont une page bandcamp, et si ce n’est pas le cas, envoyez leur un mail pour qu’iels en créent un. En plus, tout comme la cloche des chaînes youtube auxquelles vous êtes abonnées, il y a un système d’alerte mail via BC.

Justement, à l’occasion de Villette Sonique, Buddy Records sort une compilation en k7 à  50 exemplaires avec nos groupes préférés du moment.  Vous pouvez l’écouter en exclusivité ici et visiter notre stand sur la pelouse du Village label ce week-end.  

https://buddyrecords.bandcamp.com/album/buddy-6-la-messe-est-dite?fbclid=IwAR2lrhM-d6qaeUrz_ce6qBJn6BATedH4J0ndW7LcrjUlmSpevmYWcO6NISE 

Sans culture, pas de Futur x

François Salvador

@indie_or_die

These things matter (1)

Récemment, je discutais avec une amie qui va sortir le premier EP de son groupe à propos du visuel de son projet. On s’échangeait des messages à propos des collages qu’elle créait et c’est là que je me suis souvenu de l’importance de l’image sur notre perception de la musique.

L’audiovisuel

Depuis que j’achète des vinyles, mon regard est attiré par les pochettes encore plus qu’avant. D’ailleurs, certains considèrent que l’objet est aussi important que le contenu et à vrai dire, je ne peux pas leur donner tort. Quelle est la dernière fois où vous avez acheté un disque ou écouté un groupe sans n’avoir jamais vu une image fournie par ce dernier ?

Revenons-en arrière, au temps des clips vidéos du début des années 2000. Je suppose que vous avez connu la période M6 Music, celle où des groupes de rock passaient à la télévision inopinément et nous collaient littéralement à l’écran. Entre les premiers pas de Phoenix sur une moto et ceux des White Stripes au milieu de triangles noir et blanc, c’était un nouveau monde qui s’ouvrait à moi. Pour la première fois, j’étais intrigué visuellement et ma mère n’en savait rien ; le début de l’adolescence, donc. Quand des années plus tard, j’ai acheté mon premier tee-shirt à un concert, c’était autant un acte de conformisme face à ma nouvelle passion, les groupes indépendants, qu’un clin d’oeil au monde extérieur qui m’observait de loin. D’ailleurs, je n’étais pas le seul à arborer fièrement le logo de Nirvana, des copains l’avaient fait avant moi. Finalement, est-ce que c’était eux qui m’avaient influencé ou bien MTV ?

À l’époque, se retrouver perdu dans l’immensité d’un espace Fnac dédié au rock m’avait conditionné à chercher par moi-même quel disque écouter. Et c’est là que la magie du visuel opérait, que je faisais confiance à ma rétine pour guider mes goûts musicaux. Quand j’y réfléchis aujourd’hui, cela me paraît un brin absurde mais au moins, cela m’a ouvert des portes.

Actuellement, il y a toujours des groupes qui essayent de préserver une part de mystère quant à leur véritable identité mais ils sont souvent trahis par leurs images. Il est assez facile de deviner le style de musique, si c’est un duo mixte ou des Riot grrrls qui jouent en observant une pochette.

Le mois dernier, je suis tombé sur un collage qui ressemblait à celui qu’aurait pu sortir le label Slumberland Records dans le bac « Occasions » du disquaire Balades Sonores et j’ai immédiatement demandé au vendeur de le passer dans le magasin ; j’étais sûr de mon choix, j’allais entendre de l’indiepop américaine des années 90. Effectivement, c’était une compilation des singles du groupe Crayon, rien de surprenant mais du lo-fi comme j’écoute souvent. Logiquement, je me suis emparé de mon application Discogs pour vérifier les autres sorties et l’imagerie associée. Je ne dois pas être le seul à avoir ce réflexe maintenant car nous avons besoin de satisfaire notre curiosité visuelle autant qu’auditive, pour nous rassurer sûrement. C’est ainsi le seul moyen de savoir que l’on est entre de bonnes mains, que la découverte du jour ne va pas nous décevoir immédiatement. Prochainement, j’écrirais un article sur les labels et le rapport quasi exclusif que nous avons avec certains, parfois.

En attendant, je vous laisse un diaporama des albums de 2019 qui m’ont inspiré cette chronique accompagné d’une playlist.

Je vous retrouve d’ici quelques semaines avec de nouvelles idées à développer, et on se donne rendez-vous sur la pelouse de Villette Sonique avec des labels amis, notamment  Hidden Bay et Howlin’ Banana avec qui nous sortirons le premier EP de Special Friend en septembre dont je parlais en introduction.

PS: merci aux Buddy pour l’occasion de me laisser m’exprimer sur leur blog. Soutenez-les en participant à leurs soirées, plus d’infos sur Facebook et Instagram.

 

Sans Culture, pas de Futur x

 

François Salvador (@indie_or_die)

Buddy #5 – Youpi c’est la Rentrée

Rentrée des classes pour Buddy Records qui s’est attelé à la tâche pour collecter des groupes d’un peu partout, leur proposer de foutre leurs productions sur une compile gratuite et digitale sans aucune autre ambition que de proposer une nouvelle plateforme d’écoute pour tous ces groupes héros de la culture indépendante.

Youpi c’est la Rentrée est la première compile depuis 22 mois et la sortie de Potage. Du coup, elle est aussi la seule purement digitale. La couverture est assurée par le maitre ès Arts Plastiques Panini Joe, où un Ginsky en forme s’attelle à casser la gueule d’un Trump en carton. 16 titres pour montrer qu’on n’y est pas allés avec le dos de la cuillère.

Rien de politique ici, même si on a eu notre mot à dire dans le contexte actuel. 

La compile s’ouvre avec Lassie, chien fou apparu dans l’ombre des Staches et recentré à Leipzig, ville de squats et loyers pas chers. Les deux bands ami-ami feront une tournée d’Allemagne dans les jours qui viennent et Cactus Joe n’y manquera pas d’y faire un tour.

Une autre licorne (qui n’est pas leur stade) sortie de la cuisse de Manu est Structures, qui à force de sortir des EPs magnifiques comme ce Long Life, saura se faire une belle place au milieu de ses cousins de noms, qui jouent de l’affreux métal au Canada et du très recommendable post-punk. En espérant une tournée jointe Structure/Structures, une amitié franco-british qui sera très rigolote à inscrire sur une affiche.

Entracte Twist nous propose un extrait de son prochain EP qui sortira bientôt chez Croque Macadam, eux mêmes qui avaient sorti même l’excellent Christine Young. Depuis Christine Young, qui est devenu un hymne de cave parisienne, la bande s’est attellée à muscler le son qui est déjà d’excellente facture pour rajouter une corde à son arc bien rempli. En concert avec Lewsberg et SEX SUX ici.

Yves Bernard, depuis Grenoble, nous propose une démo qui sonne sacrément comme un projet final aux allures synth pop batterie-clavier-basse francophone déjà observée avec Taulard. Ensemble avec Future Folklore Records, Grenoble s’installe de plus en plus sur la carte de la culture indépendante française actuelle. Qui sommes-nous pour nous en plaindre?

Belmont Witch, militant(e)(s) et animateurs de ces caves parisiennes, nous a envoyé un titre en espagnol – Raices. Aucun de nous n’ayant fait Espagnol LV2, ou alors pas assez pour dragouiller à la Costa del Sol, nous ne pourrons pas nous exprimer sur le fond, mais nous concentrerons sur la forme. L’accent espagnol se marie très bien aux inspirations de Michèle et de sa bande. Toujours bon en piqure de rappel: Belmont Witch en écoute chez Montagne Sacrée (coucou la Déglingue)

Docks, post-punk instrumental, propose Oeuvres Vives, tiré du deuxième EP Ballast. Liés à nos nouveaux copains de Hidden Bay Records, une petite pause dans cette compile n’est pas plus mal. Qui de mieux que Docks pour respirer un peu, fermer les yeux et s’imaginer prendre un train qui s’enfonce dans la nuit, un samedi soir triste dans un pays d’Europe du Nord?

Video Futur, venu de Montréal, nous propose une cover de la bande à Wallers et s’attaque au mythique Golden Apples des Country Teasers. Ici, pas de weird pop type Telstar Drugs ni de post punk aux hooks imparables comme Corridor (et dieu sait que l’on admire cette scène), mais une cover qui vient fermer ce premier EP canadien. Risqué et réussi!

JJ Ulius, projet solo de Julius, tiers de ce joyau qu’est Skiftande Enheter (wow wow wow), nous propose une chanson balancée entre deux bières et un retour au boulot intitulée “Vous allumez une lumière” (du tänder ett ljus). Les plus footeux penseront à Youri Djorkaeff et son improbable Vivre dans ta Lumière. Mais ici, JJ Ulius nous propose un son Buzzcocks joué en pleine campagne suédoise, beau à en chialer.

0% de Copenhague, dad rock des 90’s et fan de yaourts sans matière grasse (eut-être). Dernière découverte qui poste pépère une ode aux 90s en tous points idéale, reprennant les codes saillants tout en se les réappropriant.

Sir Robin & the Longbowmen, 7 colosses magnifiques de Dresde mélangeant psychedelia avec certains éléments rock 70s et une pointe de baroque pop. Quand la sithare est de sortie, ça marche toujours (même si Ravi Shankar ne la joue pas). Vu en live à Berlin, ça envoie un bon gros bois bien efficace. Sur cette compile figure le morceau de fermeture, qui est le plus 60s de tous, quasi Beach Boys-esque. A écouter très très vite!

Lewsberg, fierté de Rotterdam, et qui sera en concert à La Pointe Laf le 27 Octobre, est un autre export que les fantastiques Rats on Rafts, les copains de compile Pig Frenzy, les jeunes popeux fascinants de Goodnight Moonlight et les copieurs 60’s The Kik. Ici est proposé un rock velvetien, avec une voix teintée de l’accent le plus rottelodamois qui existe et une atmosphère qui retranscrit parfaitement l’atmosphère de cette ville: abrupte, grise, introvertie, mais diablement fascinante.

SEX SUX, 5ème projet de Nick Wheeldon, nous propose une belle pop solaire, avec des progressions dont Nick a toutefois le secret bien gardé, extrait d’une démo qui nous émoustille déjà. Pas de facebook, de bandcamp, pas de concert; à part le 27 Octobre. Ils joueront aussi à la Pointe Laf (premier concert) en compagnie d’Entrace Twist et Lewsberg. C’est la troisième fois qu’on te le dit; tu vas venir hein?

Pig Frenzy, feux follets vingtenaires opposés à Lewsberg en tous points de vue, nous a soumis Second Nature, découvert quelque part sur une chaîne Youtube. Une fascination pour le porc qui ne déplairait à certains de nos amis, dont un est sur la cover. Une belle boule d’énergie qui fait du bien par où ça passe.

Carnon, nouveau groupe qui n’hésitera pas longtemps avant de se lancer dans l’aventure des caves parisiennes, propose Blue, titre anglais pour une chanson aux paroles bien françaises. Deux voix qui s’entrechoquent pour un bel effort prometteur.

Edgar Déception, auteur du meilleur jeu de mots évident de l’année 2017 (titre hyper convoité tous les ans), propose un Big Fat Train, qui n’est pas une ode au fat-shaming, au contraire. Ce morceau déboule gentiment et explose sur la fin, parfait pour une fermeture d’EP parfaitement exécutée par des copains d’EP

Enfin, pour la fermeture, rien de mieux qu’un bon teuch d’Afrique, héros d’un rock qui se retrouve quelque part à Seattle y’a 25 ans. Ici se retrouve une version démo d’un tube de poche que n’auraient pas reniés certains de ces mecs d’Outre-Atlantique, jaloux de ce TH da Freak qui est quand même foutrement bon.

Félicitations si tu as pu soutenir les comparaisons de plus en plus alambiquées sur ces plus de 1000 mots. Si quelque chose t’a choqué, ou que tu veux nous faire part de ton avis, n’hésite pas à nous envoyer un mail : buddyrec @ gmail . com  .

 

À bientôt,

Buddy Records

Buddy Records – Bilan de la 3ème année

Le site de Buddy Records est toujours vivant et continue à son rythme de stakhanov de 2 articles par an, poussé par l’énergie intarissable du correspondant étranger de la bande.

Cette année, nous aurons eu le plaisir de bosser avec 3 groupes qui nous tiennent à coeur et tous deux différents dans leur style:

 

La 10ème sortie furent nos amis d’Os Noctambulos (interview à lire ici) qui nous ont proposé leur beau garage nostalgique; sensible et hyper touchants du fin fond du magnifique Corsican Garage de l’incontournable Baldo. Un grand cru des toujours mesestimés Os Noctambulos que l’on a été ravis de sortir.

Tapeworms n’a pas la même démarche et propose un son complètement différent, mais notre 11ème sortie était 100% shoegaze et plein les potards. En fermant les yeux on peut penser qu’il y a derrière toutes les pédales d’effet trois bourrins du son qui ne jurent que par tel ou tel son, mais au final on retrouve deux jeunes gars et une fille unis sous la chapelle des Swirlies… Nous sommes transportés.

 

Enfin, la 12ème release aura été celle où nous aurons eu la surprise de voir nos noms inscrits à l’arrière d’un disque; de voir Buddy Records cité dans les pages de Magic, section 26 et Libé notamment. Bon bah là, la critique est claire: c’est Velvet et pis c’est tout. A vous de juger.

Entretemps, En Attendant Ana embarque pour sa première tournée vers l’Amérique et Joujou Jaguar, la moitié de Buddy, a sorti un très beau 45 tours ainsi qu’exporté le très recommendable Avant Vancouver sorti chez notre ami de Montagne Sacrée auparavant.

 

Viktor est devenu l’anti-héros d’une histoire qui narre la genèse de Buddy Records où nous sommes dépictés comme 4 gars pas dans le vent du tout. Néanmoins, on prouve que l’on peut “être fan’ de musique crado’ et avoir un cœur gros comme ça. Souvent, ça va même ensemble.” A lire ici

L’Australie froide : sous la plage, les pavés

En un an, se sont ajoutés beaucoup de concerts; de DJ sets; de clopes fumées; de bières englouties; de visages croisés; de discussions semi profondes engagées; des joies; des changements et des pertes (RIP BUDDY). On fera la chronologie et le bilan quelque part dans l’année.

A une quatrième année,

Charles, Greg, Viktor & Victor

Os Noctambulos – The Devils EP

Définir Os Noctambulos n’est pas une chose aisée. Nous sommes avant tout des fans de ce groupe, que nous avons croisé au fil des années lors de concerts où ils jouaient ou faisaient partie de l’audience. Au fur et à mesure, nous avons noué contact avec Nick autour d’une bière. Cette bière s’est transformé en cet EP, que nous sommes fiers de présenter. The Devils, 7 chansons qui révèlent cette capacité incroyable qu’Os Noctambulos à se nourrir des influences extérieures pour proposer des chansons énergiques, à la mélodie imparable. A l’écoute de The Devils, en fermant les yeux, nous pouvons sentir l’influence de Corsica Garden, magnifique lieu aux trésors accrochés à tous les murs. Le reste, Nick en parle le mieux.

 

Os Noctambulos – The Devils

‘And he suffered all of this for love, for love’

English version below

 

Nick: J’ai souhaité travailler avec Buddy Records depuis un certain temps. Lorsque Grégoire m’a demandé si nous souhaitions sortir une cassette, nous avons dit oui sans même avoir de chansons prêtes. Nous sommes heureux de faire partie de la famille Buddy. Buddy suit une réelle démarche de passionnés et nous sommes heureux d’être soutenus par un véritable label DIY. Merci pour la sortie de The Devils!

 

  • Qui est Os Noctàmbulos?

Des amis, ex amants, et un groupe de soutien pour quatre weirdos essayant de survivre à Paris. Baldo à la batterie, Coline à la basse, Valentin à la guitare lead puis moi au chant et à la guitare. Coline a commencé le groupe lorsque nous sommes venus de Sheffield ensemble en 2012. Valentin, un ami d’enfance de Coline s’est greffé à nous, ainsi que Baldo, que nous avons croiséslorsqu’il jouait avec Two Tears. Coline et Valentin jouaient aussi dans un super groupe de surf, “Elvis…”. Nous avons commencé à répéter en novembre 2012. 5 ans et plus de 100 concerts plus tard, nous sommes toujours aussi dysfonctionnels.. Nous venons de commencer à bosser sur notre troisième album.

 

 

  • Quels sont les sentiments que vous voulez transmettre à travers votre musique?

Capturer les petits moments de la vie qui apportent la joie.

 

  • Quel a été le disque le plus écouté pendant l’enregistrement de The Devils?

C’est triste à dire, mais lorsque nous enregistrons, je deviens tellement obsédé par notre propre musique que je ne trouve pas le temps d’écouter autre chose. En enregistrant à Corsica Garden, le studio de Baldo, il est facile de se perdre dans l’amas d’objets fantastiques accumulés au fil des années. Les murs sont remplis d’art, de mécanismes anciens, appareils photos d’un autre temps; de peinture fraîche, affiches, instruments et vinyles qu’il est facile de se perdre là dedans. Ce n’est pas la musique, mais les objets et leur histoire qui nous inspirent lorsque nous enregistrons.

 

  • Qui est invité à l’apéro idéal?

Buddy Records! Tous nos amis chez Baldo autour d’un BBQ!

  • Qui serait invité à une soirée idéale?

Reigning Sound, The Felice Brothers, The Charlatans, The Sadies, Euro Childs, El Goodo, The Frowning Clouds…

  • A quels endroits aimez-vous jouer?

La Méca, on peut y jouer FORT. Nous aimons beaucoup l’Espace B aussi! Le Peak District me manque aussi. La campagne anglaise me manque, surtout lorsque l’on vit à Paris.

 

Os Noctambulos – The Devils EP – disponible en K7 – sortie le 11 décembre 2017.

 


 

Os Noctambulos – The Devils

‘And he suffered all of this for love, for love’

 

Nick: I’ve wanted to work with Buddy Records for a while. When Gregoire asked us if we’d like to put out a tape, even though we didn’t have any songs ready, I said ‘yes!’ straight away. You find a lot of fake people in music but these guys are for real, it’s our pleasure to be a part of their world. A true D.I.Y label of friends with a passion for music which knows no bounds, go to any of their DJ sets and you’ll spend the whole night next to the decks asking ‘who’s that band?’. Thanks to Buddy Records for all their support and for releasing The Devils!

 

  • Who are Os Noctàmbulos?

Friends, ex lovers, a bizzare support network for four weirdos trying to survive in Paris. Baldo on drums, Coline on bass, Valentin on lead guitar and I play rhythm guitar and sing. Coline put the band together when we moved to Paris from Sheffield together in 2012. She was a school friend with Valentin in Le Mans where she used to arrange concerts and met Baldo when he played drums with Two Tears at one of her nights. Coline and Valentin also played in a great surf band together called ‘Elvis…’. Our first rehearsal was at the end of November 2012. 5 years and nearly 100 gigs later we’re still as dysfunctional as ever…we’ve just started work on our third album.

 

  • What are the feelings you would like to convey through your music?

 

To turn anger and sadness into something beautiful.

 

  • What record have you listened to  the most during the recording of The Devils

 

It’s sad but when we’re recording I become so obssessed with the music we’re making that I don’t find the time to listen to any other music. Recording at Corsica Garden, Baldo’s home studio in Massey, Is always very inspiring as there are so many curioes. Walls full of art, old machinery, vintage cameras, wet paint, screen prints, musical instruments and thousands of vinyles which Valentin usually searches through while i’m recording vocals. So, no music but plenty of other things to inspire us while making records.

 

  • Who is invited at your ideal apéro?

Buddy Records! All of our friends at a bbq chez Baldo!

 

  • Which bands would play?

Reigning Sound, The Felice Brothers, The Charlatans, The Sadies, Euro Childs, El Goodo, The Frowning Clouds…

 

  • Which venue do you enjoy playing?

Venue? La Mécanique Ondulatoire, I love that venue – you can play LOUD. Espace B Is really cool too.  In life? The peak district! The hardest part of living in Paris is not seeing the english countryside every day.

 

Os Noctambulos – The Devils EP – tapes out on Dec. 11th 2017


 

Merci Gaspard le Quiniou pour l’artwork.

Past releases:

 

02/06/17 – I Can’t Read Your Mind 7″, on Slice of Wax Records (3xVinyl/Digital)
Vinyl – http://sliceofwaxrecords.tictail.com/
Digital – https://osnoctambulos.bandcamp.com/…/i-cant-read-your-mind-7

 

15/07/16 – Stranger LP, on Stolen Body Records (Vinyl/CD/Digital)
Vinyl/CD – https://stolenbodyrecords.co.uk/product/os-noctambulos-stranger/

Digital – https://osnoctambulos.bandcamp.com/album/stranger

 

01/03/2016 – Then I’ll Be Moving On (Mother Earth Cover)
Free Download – https://osnoctambulos.bandcamp.com/tr…/then-ill-be-moving-on

 

25/05/2015 – Outsider 7″ on Croque Macadam Records (Vinyl/Digital)
Vinyl – https://requiempouruntwister.bandcamp.com/album/outsider

Digital – https://osnoctambulos.bandcamp.com/album/outsider-7

 

08/09/2014 – Vegetarian Meat Compilation LP on Stolen Body Records
Digital – https://osnoctambulos.bandcamp.com/…/vegetarian-meat-12-com…

 

01/09/2014 – Corsica Garden LP on Evil Hoodoo Records (Vinyl/Digital)
Vinyl – http://evilhoodoo.bigcartel.com/product/pre-order-for-os-noctambulos-corsica-garden-vinyl

Digital – https://osnoctambulos.bandcamp.com/album/corsica-garden

 

17/02/2014 – Split LP with Plaintains on Stolen Body Records (Vinyl/Digital)
Free Download – https://osnoctambulos.bandcamp.com/album/split-12

 

 

Dans les cartons pour cet été – Vaadat Charigim et autres

Où on parle de l’été, de Vaadat Charigim et des dates coup de coeur.

Salut la/le jeune,

J’espère que tu t’amuses cet été. Nous, on a été à la Cour Denis, c’était bon et il faisait chaud. Merci à tous les groupes et à Juju la Déglingue qui lui, est toujours à donf. Une petite visite sur Montagne Sacrée ne fait jamais de mal, surtout que Satellite Jockey est parfait dans la catégorie “pop sucrée”; donc parfait pour l’été.

Quand tu reviendras, attends toi à une belle date à l’Espace B (où d’autre?) mardi 5 Septembre avec Vaadat Charigim, Amazone et Chiens de Faïence.

Vaadat Charigim

Personnellement, je me rappelle très bien avoir passé des journées brumeuses à écouter Vaadat Charigim en marchant au bord de la côte écossaise. Le premier album The World is Well Lost s’y prête à merveille. Le froid, les vagues tristes et la nature sauvage se mariaient extrêmement bien avec cette musique remplie de spleen et d’espoir.

Je passais leurs chansons sur la radio étudiante le jeudi de 23h à minuit. C’était le seul endroit où il était possible de s’exprimer sur ma passion, personne n’étant autant passionné en Ecosse. Pour cela, il aurait fallu aller à la Grande Ville (Glasgow, quelle ville…). Je savais que mes amis m’écoutaient de Paris (en même temps, il ne fallait pas éveiller la curiosité des compères étudiants), il était possible de pousser et d’aller jusqu’à 1h du mat sans que personne ne s’en rende compte. Personne n’allait vérifier.

En général, il était de bon ton de finir par Odisea, magistral morceau d’ouverture qui se prêtait très bien à l’exercice du morceau de fermeture.

Très content de pouvoir les accueillir à l’Espace B, de se rappeller que le shoegaze n’est pas que My Bloody Valentine et Slowdive et que l’on peut déborder de personnalité sans se noyer dans la reverb.

Amazone

En ouverture, Amazone viendra poser son garage brumeux originaire des bords de l’Erdre (encore une histoire d’eau tiens).

Amazone a été notre groupe découverte de la précédente compile Potage, qu’on avait mis en ouverture (si tu en veux, c’est toujours dispo…). Avec entre autres Morgane (Blondi’s Salvation) derrière les fûts, on peut s’attendre à un live qui va nous emporter quelque part entre la pop et le garage, avec des flèches incisives tirées du bord du fleuve, par-ci par-là.

“Amazone réinvente le Psychédélisme moderne et l’Amour sauvage.” On attend de voir avec impatience.

 

Chiens de Faïence

En ouverture, Chiens de Faïence viendra poser son garage rempli de nature, qui rappellera aux romantiques les sons du Paisley Underground (ah, la banlieue de Glasgow…) et Beat Happening. Pas de solos à la Steve Vai ni de frappes à la Charlie Watts à l’horizon. Juste l’envie de transmettre l’émotion à travers de belles chansons, pas besoin de plus pour nous séduire. Idéal pour une ouverture qui s’annonce verte et ensoleillée avant de s’enfoncer gentiment dans l’ombre; avec un soleil noir au bout du tunnel.

 

 

Au final, date(s) coup de coeur à voir aussi:

Spray Paint – 20 août – post-paink de qualité made in USA baby. Avec en plus, le chanteur des Country Teasers. Classe.

Good Morning – 30 Septembre – Rémi d’Atelier Ciseaux organise cette superbe date pop/indé (à l’image du label) avec Good Morning, posant leur coolitude australienne sur des accords bien sentis. A voir, ne serait ce que pour Cab Deg, une des meilleures chansons de 2015.


 

Divers:

Os Noctambulos – date de sortie prévisionnelle fin Octobre. On a hâte. Les mixs sont très très très prometteurs.

 

Bonnes vacances et à bientôt,

 

Buddy