These things matter (2)

En 2006, Gossip sort un tas de singles que l’on écoute sur nos radios préférées et tout le monde est surpris par les revendications de Beth Ditto, sa chanteuse. Pourtant, ce qui m’intrigue le plus dans les interviews qu’elle donne, c’est la façon dont elle évoque un coin des Etats-Unis qui m’est totalement inconnu : Olympia. Et les noms qui gravitent autour, de Kill Rock Star à K records en passant par Elliott Smith.

Les labels

Quand j’ai commencé à acheter des CDs, je regardais souvent les notes des artistes pour découvrir de nouveaux groupes et de fil en aiguille, je me retrouvais donc avec des listes interminables. Du coup, je m’étais décidé à adopter une nouvelle technique pour connaître d’autres horizons : les catalogues de label. Nous voilà donc en 2009, quand la plupart de mes amis, moi y compris, découvrent le milieu de l’indie pop avec Captured Tracks ou Slumberland Records. Avoir une vingtaine d’années à ce moment-là était une vraie chance car on avait l’envie de renouveler notre univers musical et d’en choisir un en dehors des sentiers battus.

Comment oublier Wild Nothing et les Pains Of Being Pure At Heart qui étaient les nouveaux noms que l’on lisait sur les blogs et magazines musicaux. A chaque sortie d’un label, on tombait sous le charme d’un nouveau son de guitare qui rendait certains nostalgiques d’une époque que nous n’avions pas connus, les années 80. D’ailleurs, le parallèle était fait entre les deux périodes puisque les nouveaux groupes rendaient souvent hommage, en interview, à des musiciens méconnus. Entre les Field Mice et les Pastels, nous n’avions pas assez d’un carnet pour tout noter, c’était un autre univers qui s’ouvrait à nous.

le magasin Captured Tracks à Brooklyn

A cet instant, nous n’étions plus seul(e)s face à nos disques mais entouré(e)s d’autres personnes qui s’intéressaient à cette musique de niche : elle était là notre révolution numérique, bien aidé(e)s par des vétérans comme tout mouvement alternatif qui se respecte.

visitez le bandcamp du label !

Actuellement, je vis la même situation qu’au début des années 2000 car de plus en plus de groupes sortent des albums, des Eps sous un tas de formats différents et il devient difficile de ne pas se décourager. Aussi, je continue à faire confiance à des labels, notamment grâce à un site encore peu reconnu à mon goût et qui pourtant est indispensable pour conserver l’envie de découvrir des nouveautés : bandcamp (BC). Cherchez bien, tous vos artistes préféré(e)s ont une page bandcamp, et si ce n’est pas le cas, envoyez leur un mail pour qu’iels en créent un. En plus, tout comme la cloche des chaînes youtube auxquelles vous êtes abonnées, il y a un système d’alerte mail via BC.

Justement, à l’occasion de Villette Sonique, Buddy Records sort une compilation en k7 à  50 exemplaires avec nos groupes préférés du moment.  Vous pouvez l’écouter en exclusivité ici et visiter notre stand sur la pelouse du Village label ce week-end.  

https://buddyrecords.bandcamp.com/album/buddy-6-la-messe-est-dite?fbclid=IwAR2lrhM-d6qaeUrz_ce6qBJn6BATedH4J0ndW7LcrjUlmSpevmYWcO6NISE 

Sans culture, pas de Futur x

François Salvador

@indie_or_die

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